Bon alors voilà, la Norvège, c'est fini, c'est du passé.
Des fois, ça pique un peu, des fois je m'en fous.
Bref, j'en reparlerai.
Je reprends le blog parce que je me dis que:
1. vivre à Paris pendant un mois et demi, pour un provincial endurci, c'est une expérience rigolote aussi.
2. j'ai envie d'écrire, et, pour l'instant, le blog est la forme la plus adaptée à mon envie que j'aie trouvée.
Ce dernier point n'est pas sans m'inquiéter d'ailleurs: serais-je quelqu'un de terne dont le seul point notable serait d'avoir un vague talent pour raconter des choses, mais sans rien à dire? Hum. A voir.
Toujours est-il que je me suis rendu compte que j'ai beau me glisser assez facilement dans la vie de la capitale, ben je ne suis pas parisien. Ca se voit à plein de détails:
- JAMAIS je ne dirai, quand je suis en vacances, "et dire qu'il y en a qui prennent le métro en ce moment". D'abord, parce que c'est abject, on part pas en vacances pour faire la nique aux amis. Et surtout, je trouve que le métro parisien est assez classe. Bon, bien sûr, c'est pas Byzance (encore que Byzance devait être bien plus crade encore à l'époque), mais quand même, c'est super rapide, c'est pas trop trop bondé (non non), et une fois que t'as une carte, c'est vraiment la liberté cool.
Un touriste à Byzance, à l'époque, témoigne: c'est bien sale.
Ce que je kiffe aussi, c'est le plaisir un peu geek de l'elfe ouvert d'esprit qui se balade dans des galeries naines: tu sais pas trop ce qu'il y a au dessus de toi, t'as des correspondances tu sais pas trop pourquoi, des moments tu montes un escalier alors qu'il y a aucune raison apparente, c'est qu'il doit y avoir une autre ligne en dessous, ou un égoût, ou une cave privée. Ca a quelque chose d'ésotérique qu'on oublie beaucoup, c'est bête.
J'apprécie aussi la côté bordélique de la chose: les lignes sont de formes complètement aléatoires (enfin, en apparence), les rames sont super différentes d'une ligne à l'autre. On voit bien que les mecs ont construit ça au fur et à mesure, sans plan d'ensemble au départ, et que maintenant ils essaient de donner une cohésion à tout ce bouzin, c'est mignon.
- j'ai conscience qu'il se passe des choses en province
aussi. JAMAIS je ne sortirai une phrase comme celle-ci "Y'a la fête de la musique à Lille aussi ou pas?". Jamais.
- je trouve qu'à Paris, il se passe des trucs, même en été (bon alors, cette assertion paraît contradictoire avec la précédente, mais je m'en fous). Regardez: je vais aller voir calvin harris, une expo photo assez classe et pas trop chère normalement, animal collective (raaaah), je vois plein de gens, qu'ils soient de passage ou parigots, et il y a même des artistes qui répétent leur pièce pour Avignon dans le jardin des tuileries:

Alors hein, si ça c'est pas cool.
En tout cas, il se passe assez de trucs pour que je sois en permanence fatigué à mon stage, c'est bon signe.
Voilà, je kiffe Paris.
A bientôt pour de nouvelles aventures et de nouvelles aventures sociologiques passionnantes.